Association Bach en Drôme des Collines

Adresse administrative :

5, clos le Petit Verger

26260 MARGES

 

Siège social :

Hôtel de Ville
rue Pasteur 10

26260 St Donat Sur l Herbasse

Téléphone : +33 675 315707

 

Le festival Bach en Drôme 2010

" Les Paladins" Un voyage imaginaire de J-S Bach en France

Direction : Jérôme CORREAS

Eugénie WARNIER,soprano

Rameau , Leclair, et Bach, trois contemporains qui ne se sont jamais rencontrés, mais qu’auraient certainement réunis un même goût pour l’harmonie, l’audace et la liberté.
Le premier : compositeur d’opéras et grand théoricien, influença de nombreux musiciens allemands, le second : violoniste virtuose lyonnais, fut un trait d’union entre la musique italienne et la cour de France, le troisième enfin réussit à dépasser toute influence pour créer un style résolument personnel et unique.

Programme
* Jean-Marie Leclair : 2ème récréation en musique en sol m
* Johann-Sebastian Bach : prélude de la 1ere suite pour violoncelle seul en Sol M
* Johann-Sebastian Bach : Le Petit livre d’Anna Magdalena Bach (extraits ) :
- Polonaise en Sol M
- Aria  » Bist du bei mir  »
- Air en Fa M

* Johann-Sebastian Bach : prélude de la 3ème suite pour violoncelle seul en Ut M
* Johann-Sebastian Bach : Le petit Livre d’Anna Magdalena Bach (extraits) :
Récitatif : » Ich habe genug  » Aria:  » Schlummert ein  » Aria :  » Schaffs mir ein « 
* Jean-Marie Leclair : Scylla et Glaucus : Air  » Chantons l’Amour  » acte V scène 2
* Marc-Antoine Charpentier : 3 airs sérieux
- Profitez du printemps
- Tristes déserts
- Tout renait, tout fleurit

* Johann-Sebastian Bach : Sonate en trio BWV 1038
(Largo, vivace, adagio, presto)
* Jean-Philippe Rameau : Le Berger Fidèle, cantate pour soprano
- Récitatif : « Prêt à voir immoler l’objet de sa tendresse… »
- Air : « Faut-il qu’Amarillis périsse ? »
- Récitatif :  » Mais c’est trop me livrer à ma douleur mortelle  »
- Air :  » L’amour qui règne dans votre âme  »
- Récitatif :  » Cependant, à l’autel le berger se présente  »
- Air :  » Charmant Amour … »

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David GUERRIER et Michel ROBERT (trompette et orgue)

Programme
* Giovanni Buonaventura VIVANI (1638-1692)
- Sonata seconda per trombetta sola, en Ut Majeur (1678)
Allegro – Allegro – Adagio – Aria – Presto
- Sonata prima per trombetta sola, en Ut Majeur (1678)
Andante – Allegro – Presto – Allegro

* Jean Sébastien BACH (1685-1750)
Toccata, Adagio & fugue en Ut Majeur, BWV 564
* Louis MARCHAND (1669-1732)
Dialogue en Ut Majeur (1696)
* Georg Friedrich HAENDEL (1685-1759)
Suite en Ré Majeur pour trompette et basse continue
Ouverture – Gigue (Allegro) – Aire (Menuetto) – March (Bourrée) – March

* Thierry ESCAICH (Né en 1965)
Tanz fantasie
* Maurice DURUFLE (1902-1986)
Prélude & fugue sur le nom d’ A.L.A.I.N. , op. 7
* Petr EBEN (Né en 1929)
OKNA (Vitraux) D’après Marc CHAGALL
Vitrail Bleu : Con moto
Vitrail vert : Andantino pastorale
Vitrail rouge : Risoluto e drammatico
Vitrail or : Festivo

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Thierry ESCAICH et Christian-Pierre LA MARCA (orgue et violoncelle)

Dialogues… Tel pourrait être le titre de ce programme à deux voix,pour paraphraser l’intitulé du mouvement initial de la Sonate pour violoncelle seul de Ligeti.
Dialogue entre deux personnalités fortes : Thierry Escaich, organiste, improvisateur et compositeur de renommée mondiale, et Christian-Pierre La Marca, violoncelliste, membre du jeune et éblouissant Trio Dali. Dialogue aussi entre styles, genres, formes et époques.

Programme
* Felix Mendelssohn Bartholdy : Prélude et Fugue pour orgue op. 37 n° 1, en ut mineur
* Johann Sebastian Bach : Suite pour violoncelle seul n° 3, en ut majeur, BWV 1009 (I. Prélude)
* Intermezzo improvisé : (orgue seul)
* György Ligeti : Sonate pour violoncelle seul (II. Capriccio. Presto con slancio)
* Johann Sebastian Bach : Sonate pour clavecin (orgue) et viole de gambe (violoncelle) n° 1, en sol majeur, BWV 1027 (I. Adagio – II. Allegro ma non tanto)
* Johann Sebastian Bach : Passacaille et Fugue pour orgue en ut mineur BWV 582
* Thierry Escaich : Cantus I pour violoncelle seul
* Improvisation (orgue seul)
* Gabriel Fauré : Andante pour violoncelle et orgue en la majeur
* Commentaire improvisé (orgue seul)
* György Ligeti : Sonate pour violoncelle seul (I. Dialogo. Adagio, rubato, cantabile)
* Johann Sebastian Bach : Sonate pour clavecin (orgue) et viole de gambe (violoncelle) n° 1, en sol majeur, BWV 1027 (III. Andante – IV. Allegro Moderato)

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«Les Solistes de Lyon-Bernard TETU»

(Choeur et Orchestre) Direction Philippe FORGET

Programme
* Johann-Sebastian Bach: Cantate BWV 150 Nach dir, Herr, verlanget mich
* Marc-Antoine Charpentier : Méditations pour le Carême (Extraits)
* Philippe Forget : Complies
* Johann-Sebastian Bach: Cantate BWV 4 Christ lag in Todesbanden

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Le Petit Concert Baroque et Jessica JANS (Soprano)

Programme

Jessica JANS

* K. Fredrickson : Prélude non mesuré pour 2 clavecins (1986)
* M.P. de Montéclair (1667-1737)
Cantate « La Bergère », extrait : Air Très lentement « Prenons une route nouvelle »
Cantate « La Mort de Didon », extrait : Recitatif & Air « Tirans de l’empire de l’Onde Grondez »

* F. Couperin (1668-1733) : Les Nations, Quatrième ordre : Allemande – Gigue
* M.P. de Montéclair : Opéra-Ballet « Les Festes de l’Eté », extrait : Air « Mais, tout parle d’amour »
* J.S. Bach
Sonate en trio pour Orgue, n°6, BWV 530, extrait : Vivace – Lento (1685-1750) Allegro
Cantate ,Freue dich, erlöste Schar » BWV 30, extrait: Recitativo & Aria, Kommt, ihr angefochtnen Sünder »
Cantate, Non sa che sia dolore » BWV 209, extrait : Recitativo & Aria, Ricetti gramezza e pavento »

* A. Scarlatti (1660-1725)
Opéra « La Griselda », extraits : Atto Secondo ­ Scena IX Recitativo & Aria di Costanza « Qualor tiranno Amore »
* J.S. Bach : Concerto BWV 1062 : Sans indication de mouvement – Andante – Allegro Assai
* G.F. Haendel
- Opera « Theodora », extraits : Act II – Scene II – Sinfonia Largo, Recitativo & Aria of Theodora « With Darkness deep, as is my woe »
- Opera « Ariodante », extraits : Musette I & II
- Opera « Teseo », extraits :
- Atto terzo – Scena V – Recitativo accompagnato « Ombre, sortite dall’eterna notte ! » & Aria de Medea « Sibillando, ululando atterrate la rival »

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Valérie DULAC et Frédéric BALDASSARE (Duo de violoncelles)

Programme

* Domenico Gabrielli (vers 1659-1690) : Canon a due violoncelli
* Michel Corette (1707-1795) : sonate à deux violoncelles adagio -allegro -Sarabanda largo- tempo di Minuetto
* Jean-Marie Raoul : Mouvements pour deux celli extraits de sa méthode(1797) Affetuoso Allegretto Rondo
* Robert Pascal (1952) : Premier Brec d’amont – Deuxième Brec d’Aval (2002)
* Johan-Sebastian Bach (1685-1750) : Deuxième suite en ré mineur BWV 1008 – Sarabande
* Charles Henri de Blainville (1711-1769) : Troisième sonate pour deux violoncelles Allegro-Aria-Caccia
* Johan-Sebastian Bach (1685-1750) : L’art de la fugue, Canon à l’octave (transcription)
* Philippe Forget : Vents d’Yver – vent I vent II vent III vent IV

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Olivier VERNET (Orgue)

Programme

* Johann Sebastian BACH (1685-1750)
Toccata et fugue « dorienne » BWV 539
Fantasia en do mineur BWV 562

* Felix MENDELSSOHN (1809-1847)
Prélude et fugue en ut mineur op. 37/1
Thema mit variationen en ré majeur

* Robert SCHUMANN (1810-1856)
Esquisse en ut mineur, op.58 n°1
Esquisse en ut majeur, op.58 n°2
Fugue sur BACH, op.60 n°5
Esquisse en fa mineur, op.58 n°3
Fugue sur BACH, op.60 n°2
Esquisse en réb majeur, op.58 n°4

* Niels GADE (1817-1890)
3 pièces Opus 22 : Moderato – Allegretto – Allegro

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La Passion selon St Jean de J.S. Bach

Choeur Britten et Ensemble Unisoni
­Direction Nicole CORTI (choeur et orchestre)

Pour la clôture du Festival sera proposé un sommet de tout l’art musical : La Passion selon St Jean de J.S. Bach. Ce drame sacré d’une expressivité intense fait alterner des choeurs monumentaux, les récitatifs éloquents de l’Evangéliste, les répliques animées des protagonistes, de sublimes airs de méditation et la prière collective des chorals. Solistes, choeur et orchestre seront sous la direction fervente de Nicole Corti.

Avant même que Jean-Sébastien Bach nouveau cantor de la Thomaskirche, fût installé dans ses fonctions, le conseil de la ville de Leipzig lui signifia qu’il devrait s’en tenir « à des compositions non
théâtrales ». Ce qui suppose l’interdiction de composer des opéras, mais exclut également toute ressemblance entre la musique liturgique et la musique de scène (…)

Dix bons mois après son entrée en fonctions, le vendredi saint de l’année 1724, Bach faisait entendre à la Nikolaikirche sa Passion selon Saint Jean, oeuvre dont même la première des quatre versions qui nous sont parvenues semble faire superbement fi des contraintes stylistiques imposées à son auteur. C’est là un ouvrage éminemment dramatique ; même si sa dramaturgie ne relève pas à proprement
parler de l’opéra ni du théâtre, elle s’exprime dans la façon dont Bach coule l’histoire de la Passion dans un moule sonore et rend présentes les souffrances du Seigneur dans la narration musicale.
Au centre de tout oratorio ayant la Passion pour objet, on trouve le récit de l’Evangile. Il se déroule à deux niveaux : celui du narrateur (l’Evangéliste) et celui des personnages agissant et parlant en leur nom (Jésus, Pierre, Pilate…), personnages au nombre desquels figurent les différents groupes ou turbae (la foule, les grands prêtres etc.). Dans le type ancien établi depuis la Réforme et répandu jusque fort avant dans le XVIIIe siècle, le texte est psalmodié comme une leçon liturgique. Tout est centré sur la parole biblique, laquelle est présentée, non représentée. Mais le récit évangélique mis en musique par Bach est rien moins qu’une simple récitation. Son Evangéliste est un conteur dont l’interprétation expressive crée une proximité avec les événements qu’il relate. Et ce n’est pas par hasard que Bertolt Brecht citait toujours le premier récitatif de la Passion selon Saint Jean comme un admirable exemple du caractère gestuel de la musique. Ce même trait distingue les récitatifs des passions de Bach des récitatifs d’opéra. Car ceux commentent une action qui se déroule devant les spectateurs : leur mélodie peut donc être relativement simple, puisque le contexte forme avec les paroles un tout intelligible. Mais le récit de l’Evangéliste, s’il n’est pas directement mis en scène, édifie des tréteaux virtuels sur lesquels l’auditeur ­on nous permettra cette formule paradoxale ­peut en quelque sorte voir l’action avec ses oreilles.

Cette volonté d’illustration expressive concerne non seulement les récitatifs de l’Evangéliste, mais aussi les textes chantés des personnages, que ce soit ceux de Pilate écartelé entre la compassion et la raison d’Etat ou ceux de la foule, notamment dans la confrontation du peuple avec le gouverneur, grande scène dramatique à peine interrompue par des intermèdes contemplatifs. Les récitatifs et les choeurs font passer le message presque comme au spectacle. Mais la structure même de l’ensemble fait de cette Passion selon Saint Jean une oeuvre théâtrale sui generis. Le texte évangélique fragmente l’action en plusieurs scènes : arrestation – Jésus devant les chefs des prêtres – Jésus devant Pilate ­ crucifixion ­ mise au tombeau. Bach respecte ce schéma, en terminant chaque partie par un choral et en ménageant après le deuxième tableau une pause destinée au sermon.
Les chorals, de même que les arias et les ariosi tous basés sur des textes libres, c’est-à-dire non bibliques, se rencontrent aussi à l’intérieur de chaque scène, interrompant l’action par une méditation spirituelle sur le déroulement des événements (…) Thomas SEEDORF – Traduction Brigitte Hébert

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